La cote 108 à Berry-au-Bac / Die Höhe 108 in Berry-au-Bac: Première rencontre franco-allemande (19 - 23 février 2014)

Date de l'évènement:
19 février 2014 - 23 février 2014

Description de la manifestation

La cote 108 à Berry-au-Bac :
Fronts militaires et fronts domestiques entre histoires nationales et mémoire européenne
 
Die „Höhe 108“ in Berry-au-Bac:
Kriegs- und Heimatfront zwischen Nationalgeschichte und europäischer Erinnerung
 
 

Organisateurs

Fabien Théofilakis & "Correspondance.Cote 108"
Courriel: Lieu:
Berry-au-Bac
1 Rue des Écoles
02190 Berry-au-Bac
France

Programmme

Mercredi 19 février 2014
 
Après-midi (16h00-18h00)

  • Arrivée et accueil des participants
  • Présentation des participants ainsi que des porteurs du projet et de l’association « Correspondance. Côte108 »

 
Jeudi 20 février 2014
A la découverte du site
 
Matinée (10h00-12h30)

  • Rencontre avec les acteurs et des relais locaux :

 

  • 10h00 : accueil des participants

 

  • 10h30-11h30 : réunion avec la participation de :

Mme Hallier, maire de Berry-au-Bac
Mme Buffière de l’Office franco-allemand de la Jeunesse, bureau III, responsable du département « Université et multiplicateurs »
Mme Parmentier, directrice du Centre Information Jeunesse
M. Debeaufort, premier adjoint au maire de Berry-au-Bac
Le conseil municipal de Berry-au-Bac
M. Decaudin, maire de Cormicy
Mme Viard Cretat, Caverne du Dragon
M. Bahin, ancien maire de Berry-au-Bac
M. Marival, ancien chargé de mission auprès du Chemin des Dames
 
Ont également été invités :
MM. les sénateurs de l’Aisne André, Daudigny, Lefèvre
Mme la députée de l’Aisne Bechtel, MM. les députés de l’Aisne Dosiere, Bertrand, Bricourt et Krabal
M. Daudigny, président du conseil général de l’Aisne
MM. Viltart et Becquart, chargés de mission auprès du Conseil Général de l’Aisne
 

  • 11h30-12h30 : réunion avec Mme Buffière de l’OFAJ avec les étudiants

 
Après-midi (14h00-18h00) : Sur les traces de la guerre à Berry-au-Bac

  • 14h00-15h00 : visite du site de la côte 108 avec M. Maréchaux
  • 15h15-16h15 : visite de Berry-au-Bac et du monument aux morts avec M. Debeaufort, premier adjoint au maire de Berry-au-Bac
  • 16h30 : visite du cimetière militaire français avec M. Lepolard, président de l’amicale des Anciens Combattants de Berry-au-Bac

 
Soirée (18h00-23h00)

  • Présentation du projet : cadre scientifique, contraintes matérielles et objectifs
  • Mise en perspective historiographique
  • Bilan de la journée

 

  • L’avant-dernière séance (I) : projection de Les fragments d’Antonin, film de Gabriel Le Bomin, 2005 puis discussion

 
Vendredi 21 février 2014
 
La Grande Guerre dans les archives locales (09h00-17h00)
 

  • Départ : 08h30 de Berry-au-Bac

 

  • Travail aux archives départementales de l’Aisne (Laon) :
  • Visite des archives départementales par le directeur, M. Sarter
  • Travail à partir des inventaires
  • Consultation des fonds départementaux

 
Déjeuner à Laon
 

  • Travail sur les archives municipales de Berry-au-Bac

 
Du document à l’histoire, réflexion critique sur le travail de l’historien (18h00-23h00)
 

  • Bilan des recherches déjà effectuées dans les archives françaises et allemandes :
  • Etat des recherches et première confrontation des sources françaises et allemandes à partir d’une présentation par chaque participation de son travail :

 

  • Amaury Bernard : les archives de l’armée de terre, Service historique de l’armée de Terre (SHAT), Vincennes
  • Julia Knechtle & Stefan Schubert : les fonds du Bundesarchiv-Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau
  • Camille Laurent : les archives de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Nanterre
  • Pedro Pereira Barroso : les fonds du département des archives privées, Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine
  • David Pfeffer : les fonds du deutsches Tagebuch-Archiv, Emmendingen
  • Pierre Le Dauphin : les archives audiovisuelles de l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD), fort d’Ivry, Ivry-sur-Seine

 
Dîner au restaurant de la Mairie, Berry-au-Bac (20h00-21h30)

  • Fin de l’état des recherches à partir des présentations
  • Problèmes méthodologiques rencontrés, mise en commun des recherches (constitution d’une base de données franco-allemandes)
  • Réflexion collective sur le thème de la première année : « l’expérience combattante centrée sur les soldats, allemands et français de la côte 108, et leurs relations interpersonnelles avec leurs proches ». Elaboration d’une problématique et d’une grille d’analyse permettant une première utilisation des documents récoltés. A partir de la confrontation entre cadre théorique et sources consultées, ajustement du plan de travail pour les cinq mois suivants

 
 
Samedi 22 février 2014
 
Matinée : Réalisations muséales et mémoire de la Grande Guerre (09h00-12h30)
 

  • Départ : 08h30 de Berry-au-Bac

 

  • Visite du Chemin des Dames (09h00-10h30) :
  • Monument d’Hurtebise
  • Plateau des casemates
  • (Abbaye de Vauclair)
  • Plateau de Californie / monument Haïm Kern
  • Ancien village de Craonne / Arboretum
  • Cimetière de Craonnelle
  • Monument des Basques
  • Monument des tirailleurs sénégalais

 

  • Visite guidée du musée du Chemin des Dames, la Caverne du Dragon (10h30-12h00)

 
Après-midi (14h00-20h30)

  • A la rencontre de Berry-au-Bac (14h00-18h00) :
  • 14h00-14h30 : accueil des participants

 

  • 14h30-16h00 : réunion publique d’information à la mairie pour présenter le projet aux habitants des communes concernées (prise de parole des étudiants ; séance de questions-réponses)

 

  • 16h00-17h30 : possibilité de rencontre avec quelques personnalités locales, « mémoire vivante » de Berry-au-Bac (M. Bahin)

 

  • Séance de travail en vue de la journée du 2 août 2014 (18h00-20h30)
  • Présentation de l’esprit et du déroulement de la journée du 2 août (lectures de textes, table ronde réunissant un historien français et un historien allemand, élaboration de la première partie de l’exposition sur panneaux, conception d’un diaporama)
  • Travail en groupe sur la transmission à un large public des recherches dans la perspective du projet (histoire comparée européenne de la Grande Guerre à partir du cas de Berry-au-Bac), le but étant d’orienter vos recherches jusqu’à la seconde rencontre en mai :
  • Réflexion sur un plan d’exposition sur le thème « l’expérience combattante, du front militaire aux fronts domestique » (nombre et composition des panneaux, type de documents, mise en valeur de la comparaison franco-allemande…)
  • Première liste de textes pour la lecture
  • Conception de la table ronde (problématique retenue, choix des intervenants)
  • Elaboration du site internet

 
 (20h30-22h00)

  • Suite et fin de la séance de travail

 
 
Dimanche 23 février 2014
 
Matinée (09h00-11h00)
 

  • Bilan de la rencontre et perspectives :
  • Rédaction des comptes rendus de la rencontre, notamment pour le site internet
  • validation du cahier des charges pour les cinq mois à venir

 
Après-midi (15h00-16h…)

  • Départ des participants

C'est ainsi que s'est déroulé la manifestation

Die „Höhe 108“ in Berry-au-Bac:

La cote 108 à Berry-au-Bac :

Kriegs- und Heimatfront zwischen Nationalgeschichte und europäischer Erinnerung

Fronts militaires et fronts domestiques
entre histoires nationales et mémoire européenne

 
 
                                                                
 
                                          
 
 
Compte rendu de la première rencontre franco-allemande
Berry-au-Bac, 19-23 février 2014
Sommaire
Introduction : La cote 108, une localité oubliée de l'historiographie de la Première Guerre mondiale. 2
 
I - Première rencontre avec l’association « Correspondance.Côte 108 » et la localité de Berry-au-Bac : l’historien face à la demande sociale. 4
Vor Ort (I): Stefan Schubert, Albert-Ludwigs- Universität Freiburg. 6
 
II - Découverte du lieu de la cote 108, de Berry-au-Bac et des alentours. 7
Vor Ort (II): David Pfeffer, Albert-Ludwigs- Universität Freiburg. 11
 
III - Lancement scientifique du projet à l’échelle locale. 11
Vor Ort (III): Julia Knechtle, Albert-Ludwigs- Universität Freiburg. 13
 
Conclusion : Une première étape tournée vers le 2 août 2014.. 14
 
PROGRAMME (19-23 février 2014). 15
Introduction : La cote 108, une localité oubliée de l'historiographie de la Première Guerre mondiale
 
L'année 2014 débutant, c'est avec elle le centenaire de la Première Guerre mondiale qui s'approche. Ce centenaire, au vu de l'importance que prend la question de la mémoire dans nos société contemporaine sera, à n'en pas douter, un événement national, voire européen, de premier plan. La Première Guerre mondiale est un objet d'étude qui a bénéficié d'une attention très différenciée en France et en Allemagne. Les choses évoluent cependant et ce conflit apparaît de plus en plus comme la matrice du XXème siècle, des deux côtés du Rhin, pour la nouvelle génération de chercheurs qui en proposent d’autres interprétations.
Dans le cadre de cette histoire de la Première Guerre mondiale en plein renouveau historiographique se mène dans la commune de Berry-au-Bac une entreprise inédite en matière de recherche scientifique qui s'intègre dans un paysage mémoriel peu défriché. Berry-au-bac est une commune du département de l'Aisne qui fut le théâtre de la violence des affrontements entre les armées françaises et allemandes à partir de septembre 1914 et britanniques à partir de mai 1918. La spécificité de cette commune dans l'histoire de la Grande Guerre réside dans sa géographie avec ce mont de pierres calcaires qui la surplombe et la jouxte ainsi que dans ses canaux entre Aisne et Marne. Ce mont fut baptisé « COTE 108 » dans la topographie militaire en raison de son altitude.
 
Dès septembre 1914, l'intérêt stratégique de la cote 108 dont les hauteurs dominent toute la région apparut aux deux nations belligérantes et chaque pouce de terrain fut âprement défendu et convoité. Berry-au-Bac et la cote 108 furent le lieu d'innovations parfois importantes dans la façon de mener la guerre puisqu'en plus de la guerre de tranchées « classique » s'y sont déroulées, à partir de 1915, la « guerre des mines » dans la roche crayeuse de la cote 108 ainsi que la première offensive blindée de l'histoire militaire en 1917. La place de cette localité dans l'histoire du premier conflit mondial ne fait pas de doute au lendemain de l'armistice et c'est en nombre que les Anciens Combattants et les familles endeuillées viennent à Berry-au-Bac pour se recueillir.
 
Carte postale « Berry-au-Bac – La Cote 108 – La Cuesta 108 » de l’entre-deux-guerres, collection privée
 
Mais au fil des années le site, malgré l'importance qu'il a put représenter pendant le conflit, est tombé peu à peu dans l'oubli. Cet oubli n'est pas le seul fait du grand public mais aussi celui d’une littérature spécialisée sur la Grande Guerre qui ne fait pas toujours mention de cette localité. C'est pour mettre en valeur cet héritage spatial et humain quelque peu délaissé que l'association « Correspondance.Côte 108 » a été crée en octobre 2013 par Caroline Guerner et Jean-Marie Dogué. Cette association se donne pour objectif de valoriser le site, d'une part en organisant sa réfection, en l'ouvrant partiellement au public ; d’autre part en sensibilisant la population locale en général et la jeunesse en particulier à cette période d’histoire. C'est sur ce cahier des charges qu'a été réunie une équipe de sept jeunes chercheurs français et allemands, originaires des universités de Fribourg, de Paris Ouest Nanterre La Défense et Paris I Panthéon – Sorbonne dirigés par l'historien Fabien Théofilakis. Leur but est d'écrire cette histoire oubliée de la cote 108 et tenter de lui rendre sa place dans l'historiographie européenne de la Grande Guerre.
Du 19 au 23 février 2014 a donc eu lieu à Berry-au-Bac même la première « rencontre franco-allemande » autour de ce projet. Ces journées de premier contact entre les différents membres de l'équipe scientifique, mais aussi avec ceux de l'association et les élus locaux ont constitué un moment fondateur du projet « La cote 108 à Berry-au-Bac : fronts militaires et fronts domestiques entre histoires nationales et mémoire européenne ». Elles ont permis de poser les bases ainsi que le calendrier de ce projet qui s'étale sur cinq ans. Chaque année un thème particulier sera abordé par l'équipe des jeunes chercheurs. 2014 est ainsi consacré à l'expérience combattante en lien avec le front domestique. Ces cinq journées se sont déroulées autour de trois axes majeurs : d'une part la rencontre entre les différents acteurs locaux en lien avec le projet ; d'autre part la découverte du site de la cote 108 à Berry-au-Bac et de son environnement ; enfin le lancement du projet scientifique du projet à l'échelle locale.
 
 

I - Première rencontre avec l’association « Correspondance.Côte 108 » et la localité de Berry-au-Bac : l’historien face à la demande sociale
 
Cette première visite des étudiants français et allemands à Berry-au-Bac a permis une prise de contact avec l’ensemble des acteurs du projet. Rendez-vous important, elle a offert à toutes les parties l’opportunité de saisir les enjeux et les attentes de chacun. Du côté de l’équipe scientifique, la première étape, le mercredi 19 février, fut la rencontre entre étudiants, autour du coordinateur scientifique, Fabien Théofilakis. Et de déboucher sur une véritable prise de conscience de la dimension franco-allemande de ce travail de recherche. Les étudiants purent également rencontrer les responsables de l’association « Correspondance.Côte 108 », à l’initiative du projet. La rencontre avec tous les acteurs locaux, les institutions comme le grand public, s’est faite à l’occasion de deux réunions fondatrices.
La première, le jeudi 20 février, concernait l’équipe scientifique, l’association Cote 108 et les acteurs institutionnels. Mme Hallier, maire de Berry-au-Bac, accompagnée de membres du conseil municipal, représentait la commune.

 
Les étudiants avec Mme le maire de Berry-au-Bac devant la mairie reconstruite après-guerre, photographie prise le 23 février 2014

Les étudiants purent se figurer l’importance mémorielle du site et des enjeux locaux du projet, notamment par la présence de M. Decaudin, maire de Cormicy – commune voisine –, des représentants du conseil général, de Monsieur Viltart, chargé de mission auprès du Conseil

Général de l’Aisne, de Mme Parmentier, directrice du Centre Information Jeunesse, de Mme Viard-Cretat, chargée des relations publiques à la Caverne du Dragon et M. Marival, historien local. Cette impression était soulignée par la présence et la participation chaleureuse du président de l’amicale des Anciens Combattants de Berry-au-Bac, M. Lepolard, et de l’ancien maire et « mémoire vive » de la commune, Jacques Bahin. La dimension franco-allemande – outre la présence des étudiants – expliquait la participation de Mme Buffière, responsable du département « Université et multiplicateurs » à l’Office franco-allemand de la Jeunesse, partenaire privilégié de cette aventure humaine et scientifique binationale.
A cette occasion furent exposées les attentes de chacun, tant du côté scientifique que des acteurs locaux. Les objectifs du projet et ses implications locales furent présentés respectivement par les responsables de l’association et M. Théofilakis. La réunion se révéla précieuse, puisque des propositions de partenariat furent lancées par les acteurs locaux. Le maire de Cormicy manifesta notamment son souhait de soutenir et de prendre part au projet.
Le samedi 22 février, la seconde rencontre avait pour objectif de présenter tant le projet que l’équipe scientifique à la population locale à l’occasion d’une réunion publique dans les locaux de la mairie de Berry-au-Bac. C’est une salle pleine que l’équipe de jeunes chercheurs a trouvée à son arrivée. Les habitants de la commune et des alentours ont ainsi répondu à l’appel de l’association « Correspondance.Côte 108 » et démontré leur intérêt pour le projet scientifique et leur attachement à la mémoire du lieu. A nouveau, les enjeux mémoriels et l’intérêt de la population pour cette terre chargée d’histoire étaient prégnants. Les étudiants purent exposer leurs motivations et répondre aux questions du public. Dans l’assistance, certains prenaient des notes, d’autres signalaient leurs archives personnelles, d’autres enfin apportaient conseils et remarques à l’équipe d’étudiants. L’expérience – précieuse – démontrait l’enjeu scientifique majeur du projet : renouveler la méthode et l’approche scientifique d’une histoire longtemps dominée par le primat du militaire. Une histoire des régiments, des états-majors, de la stratégie : c’est ce qui transparaissait des prises de paroles de l’assemblée. Toutefois, tant les étudiants que les responsables de l’association surent percevoir l’intérêt et l’envie de voir de jeunes historiens se pencher sur l’histoire d’une région marquée par la mémoire de la Grande Guerre. Le défi de répondre à cette demande sociale forte à travers une histoire renouvelée – car culturelle et binationale – de la Grande Guerre était posé.
 
 

Vor Ort (I): Stefan Schubert, Albert-Ludwigs- Universität Freiburg
Das erste Treffen der französische-deutschen Forschungsgruppe in Berry-au-Bac vom 18. bis zum 23. Februar 2014 war nicht nur wichtiger Schritt für die weitere wissenschaftliche Arbeit, sondern auch für den zwischenmenschlichen Austausch. Dabei waren nicht nur das Kennenlernen der französischen Teilnehmer und das Austauschen über die doch recht unterschiedlichen Studienverläufe in beiden Ländern interessant. Auch das Treffen mit den Initiatoren des Projekts Caroline Guerner & Jean-Marie Dogué sowie die offiziellen Veranstaltungen im Rathaus von Berry-au-Bac haben sowohl die persönliche, als auch die lokale Bedeutung der Höhe 108 für das Dorf und für die Region verdeutlicht. Die Besichtigung der historischen Stätten der Region konnte zusätzlich die deutsch-französische Vergangenheit der Region hervorheben. Gerade diese Verbindung aus wissenschaftlichen und emotionalen Motiven zeichnet das Projekt neben seinem bi-nationalen Charakter meiner Meinung nach besonders aus.
Über die wissenschaftliche Ebene des ersten Treffens kann festgehalten werden, dass es weit über die Vorstellung der ersten Forschungsergebnisse (i.e. welche Aktenstücke wurden in welchen Archiven gefunden? Auf welche Probleme sind die Studenten gestoßen? etc.) hinausging und wichtige Voraussetzungen für das weitere Vorgehen gelegt hat. Vor allem die Organisation der weiteren Arbeit und das Erstellen von Kategorien für die gemeinsame Quellen-Datenbank waren wichtige Ergebnisse der Diskussionen. Auch das konkrete Heranführen an einen fachgerechten Umgang und eine adäquate Kategorisierung von Quellen war für mich ein besonderer Gewinn. In den gemeinsamen Gesprächen zeigten sich viele verschiedene Aspekte und kamen einige Fragen zur Arbeit mit den Akten auf, die sonst nicht offensichtlich gewesen wären. Zudem war die Arbeit in den archives départementales de l’Aisne aus zweierlei Hinsicht wichtiger Bestandteil der wissenschaftlichen Arbeit vor Ort: Zum einen wurde den Studierenden die Möglichkeit gegeben, im örtlichen Archiv nach Quellen zu suchen und diese zu sichten. Zum anderen war für mich als deutscher Studenten das Kennenlernen der französischen Archivlandschaft eine besonders bereichernde Erfahrung.
Die Tage in Berry-au-Bac haben zusammenfassend nicht nur die Bedeutung des Projekts (auf persönlicher, wie auf lokaler Ebene) hervorheben können, sondern auch die Basis für das weitere wissenschaftliche Arbeiten und damit für den Erfolg des Projekts geschaffen.
 
 
 
 
 
II - Découverte du lieu de la cote 108, de Berry-au-Bac et des alentours
 
Les étudiants avec M. Théofilakis commencèrent leur découverte de la région, le lendemain de leur arrivée, le 20 février 2014, par l'objet même de leur venue à Berry-au-Bac : la cote 108. L'adjoint au maire, M. Debeaufort et M. Lepolard, président de l'amicale des Anciens Combattants, leur servirent de guides. Ensemble, ils arpentèrent ce terrain sauvage, où la nature, malgré les explosions terribles dues aux mines qui ont durablement défiguré le site, a repris ses droits. Après quelques minutes de marche, ils s'arrêtèrent devant l'entonnoir principal : cent mètres de diamètres pour 32 mètres de profondeur. Devant cet immense cratère, les participants prirent pleinement conscience de la violence des combats qui s'y déroulèrent.

Malgré l'état de friche dans lequel est aujourd'hui le cratère, ils comprirent aussi désormais, mieux qu'auparavant, l'importance de mener leur projet à bien et la nécessité d'entreprendre des

 
L’entonnoir principal en friche, photographie prise le 20 février 2014

travaux de défrichage pour rendre plus visible la topographie de la cote 108, héritée de quatre ans de combat, et ainsi replacer Berry-au-Bac dans l'histoire de la Grande Guerre.
Ils poursuivirent leur chemin et, avec l’Aisne et son canal latéral en vue, ils s'arrêtèrent un instant pour lire, en se relayant, le « Mont Calvaire » de Roland Dorgelès, chapitre de Les croix de bois (Paris, 1919). Parlait-il de la cote 108 ? A en voir les blessures, on pourrait le croire.
 
 
Quand la Grande Guerre affleure sur les pentes de la cote 108, photographie prise le 20 février 2014
 
Plus tard dans l'après-midi, ils se rendirent dans le cimetière militaire français de Berry-au-Bac.

 
Cimetière militaire français, Berry-au-Bac, photographie prise le 20 février 2014

Là encore, ils purent mesurer pleinement l'ampleur des combats en arpentant longuement les allées où, de part et d'autre, reposaient des centaines de tombes. Ils lurent les noms

gravés sur les stèles, reconnaissant des régiments de leurs archives... Ils longèrent les croix, puis des pierres tombales aux formes orientales sous lesquelles reposaient les combattants de confession musulmane, enfin des stèles aux formes plus simples mais ornementées d'aigles et d'inscriptions patriotiques pour les soldats britanniques, tombés au champ d'honneur en mai 1918.
Deux jours plus tard, le 22 février, ils prirent la route du Chemin des Dames. La position surélevée de son plateau (dit de Californie), en fait une position hautement stratégique. Devant la table d'orientation qui domine la vue, sur la plaine en contrebas, les étudiants cherchèrent les noms qui leur étaient désormais familiers, dont celui, tout particulièrement, de Berry-au-Bac, avant de s'engager dans les bois du Chemin des Dames. A l'aide de différents panneaux thématiques qui jalonnent la promenade, ils imaginèrent ce qu'avait dû être ce bois pendant la guerre.
Sous la pluie, ils quittèrent le haut plateau pour se rendre sur l'emplacement de l'ancien village de Craonne : pas une maison, pas une ruine, pas une pierre, plus rien ne subsiste. Un terrain accidenté, gagné par la forêt, des souches de chênes centenaires, des vestiges de caves aux plafonds arrondis, qu'ils découvrirent, tels des tunnels s'enfonçant dans la terre. Ils restèrent pensifs à imaginer où devaient se tenir l'église, l'école, les habitations...
Ils continuèrent leur route vers le monument des Basques qui commémore les batailles menées par les soldats de la 36e division d'infanterie, composée des régiments des Hautes et Basses-Pyrénées, des Landes. Une fois de plus, ils dominaient la plaine et mesuraient mieux la topographie des lieux comme la position stratégique des cotes et plateaux du Chemin des Dames.
Ils achevèrent leur tour par une visite de la Caverne du Dragon, guidés par la directrice du musée, Anne Belloin : une ancienne carrière tour à tour occupée par les Français et les Allemands, puis par les deux conjointement, où les jeunes historiens se surprirent à imaginer la vie dans ses galeries taillées depuis l'époque moderne dans la pierre.

Ils écoutèrent attentivement leur guide expliquer les combats, l'attente, la cohabitation forcée, la vie quotidienne qui s'était installée, bon gré mal gré, dans l'obscurité, la précarité et l'humidité qui abîmait les paillasses et empêchait les vêtements de sécher.

 
Visite guidée de la Caverne du Dragon par Anne Belloin, photographie prise le 22 février 2014

Ils sortirent de la Caverne plus conscients encore de l'importance du souvenir et de l'enjeu scientifique de leur projet pour replacer la cote 108 aux cotés de la Caverne du Dragon sur la route du Chemin des Dames. En partant, ils croisèrent la ferme d'Hurtebise, à quelques pas de la caverne, qui fut un autre haut lieu de combats entre Français et Allemands.
Enfin, en fin d'après-midi, de retour à Berry-au-Bac, les jeunes chercheurs retrouvèrent leur guide, M. Debeaufort, premier adjoint au maire. Ils partirent avec lui sur les traces de la Première Guerre mondiale dans la commune. Ils commencèrent par l'église, reconstruite à l'identique après avoir été entièrement détruite par les bombardements. M. Debeaufort attira leur attention sur un if qui jouxtait le bâtiment : c’est le seul témoin qui ait survécu à la Grande Guerre et à la destruction du village.
Ils poursuivirent leur marche vers ce que l'on appelle les « quartiers provisoires de relogement ». Ils découvrirent des maisons longues, aux formes et aux matériaux simples, pour la plupart réhabilitées et revalorisées. De « provisoires » en 1918, ces maisons ont finalement perduré jusqu'à nos jours, témoignant des difficultés et des enjeux de la reconstruction. Le long du canal, leur guide leur pointa les vestiges d'une ancienne tranchée, recouverte par l'herbe et les feuilles mortes. Ils étaient dans un nouveau quartier, dont la reconstruction avait été « décalée », en raison du risque de crues de l'Aisne. Ils apprirent aussi que l'ancienne sucrerie dite « de Moscou », située de l'autre côté du canal, au pied de la cote 108, avait été reconstruite après guerre à Guignicourt, un village voisin, qui drainait ainsi aujourd'hui l'activité économique du Berry-au-Bac d’avant 1914.

Vor Ort (II): David Pfeffer, Albert-Ludwigs- Universität Freiburg
Ich befinde mich mittlerweile in meinem zweiten Masterstudeienjahr an der Universität Freiburg und interessiere mich schon seit geraumer Zeit für den Ersten Weltkrieges und seine Nachwirkungen.
Mich hat besonders beeindruckt welche lokalgeschichtliche Bedeutung dem Ersten Weltkrieg in der Region zukommt. Obwohl bereits hundert Jahre vergangen sind, prägt dieses Ereignis nach wie vor die Region um Berry-au-Bac. Dies wird beispielsweise durch die zahlriechen Erinnerungsorte verdeutlicht die wir besichtigt haben. Die Informationstafeln, die entlang des Chemin des Dames aufgestellt sind, haben besonders mein Interesse geweckt. Meiner Meinung nach handelt es sich dabei um eine gute Methode die Geschichte vor Ort erfahrbar zu machen.
Dagegen scheint in Deutschland die Auseinandersetzung mit dem Ersten Weltkrieg weit theoretischer zu sein. Deshalb war es eine lehrreiche Erfahrung zu sehen in welchem Maße anderorts die Vergangenheit für das Leben der Menschen eine Rolle spielt.
Die wissenschaftliche Dimension des Projekts wurde besonders durch die Arbeitssitzungen repräsentiert, bei denen es darum ging uns auf eine wissenschaftliche Arbeitsmethode zu einigen. Dadurch kann gewährleistet werden, dass die Suche nach relevantem Austellungsmaterial mit der hierfür notwendigen Effizienz durchgeführt wird.
 
 

III - Lancement scientifique du projet à l’échelle locale
 
S’inscrivant dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale mais appartenant définitivement à un paysage historiographique renouvelé, le projet franco-allemand « La cote 108 à Berry-au-Bac : fronts militaires et fronts domestiques entre histoires nationales et mémoire européenne » essaie, au-delà d’une seule histoire militaire longtemps hégémonique, de pénétrer au cœur même du conflit et de retracer l’histoire des soldats, français et allemands, qui se sont affrontés, quatre ans durant, autour de ce promontoire. Par cette focale, l’équipe scientifique du projet essaie, suivant les modalités de ses recherches, multiples, comparées et binationales, de mettre à jour les représentations et les actions de ces soldats qui affrontent, à Berry-au-Bac, l’évolution d’une guerre toujours plus moderne et totale : mines, gaz, chars d’assaut ou encore lance-flammes.
D’autre part, le projet, pour 2014, veut montrer également comment ces soldats gardent, établissent et conservent des contacts avec les fronts domestiques, à l’arrière du front militaire. Il s’agit de montrer que si la Première Guerre mondiale a longtemps été perçue uniquement par le biais du front militaire, elle a aussi mobilisé les fronts domestiques, mobilisation économique certes, mais aussi culturelle, afin de soutenir les armées combattantes. L’imbrication de ces fronts, au niveau individuel, constitue ainsi l’axe principal des recherches du projet franco-allemand « La cote 108 à Berry-au-Bac » pour l’année 2014.
L’objectif premier du projet est sa dimension binationale et la coopération franco-allemande. A l’aide du double éclairage apporté par les archives des deux côtés du Rhin, la comparaison doit permettre une vision plus générale, plus globale de la cote 108. A cette perspective européenne ne néglige pas l’enracinement local, pris en compte par la journée de travail, le 21 février, dans les archives départementales de l’Aisne. Après avoir été reçu par le directeur, M. Sarter, les étudiants franco-allemands pu consulter des archives de différentes natures (fonds photographiques, dossiers du contentieux, cartes et plan, presses française et d’occupation). Ce travail à plusieurs échelles permet ainsi de croiser sources et documents, et de naviguer, à la fois du côté français que du côté allemand, entre le général et le particulier, entre le front et l’arrière.
Cette première rencontre franco-allemande a également permis de poser les bases du travail à venir dans une double chronologie : d’une part à court et moyen termes, en réfléchissant aux divers thèmes à aborder pour la seconde rencontre prévue du 14 au 18 mai 2014, et aux huit panneaux de l’exposition du 2 août de cette année, mais également à long terme, certains thèmes et sujets abordés correspondant également aux questions des années 2015 à 2018.
Au cours de séances de travail quotidiennes tenues, jusqu’à des heures tardives, dans la salle du conseil municipal de la mairie de Berry-au-Bac, les étudiants ont présenté nos recherches dans leurs archives respectives, commencé à réfléchir à la façon d’écrire un nouveau récit de la Grande Guerre à partir de Berry-au-Bac, et défini un cahier des charges pour les six moins à venir.
Il a ainsi été décidé que l’exposition d’août 2014 aborderait les thèmes suivants : la stratégie militaire qui évolue et les questions d’autorité, le vécu de guerre des combattants, le cas particulier des troupes coloniales, mais aussi les « acteurs désarmés » que sont les prisonniers de guerre, les femmes et les enfants, les cas paradoxaux de cohabitation entre Français et Allemands au cœur de la violence extrême, et le territoire et l’espace comme acteur de l’histoire, dans une vision braudélienne de l’Aisne. L’exposition devrait également circuler en France (département de l’Aisne, Ile-de-France) et en Allemagne (Bade-Wurtemberg). Elle sera complétée, en août, par une table ronde où interviendront deux historiens, l’un français et l’autre allemand, ainsi que par la présentation du travail d’archives des étudiants franco-allemands. Enfin, à destination d’un public plus jeune est prévue une série de lectures par des élèves de l’école primaire de Berry-au-Bac.
 
 

Vor Ort (III): Julia Knechtle, Albert-Ludwigs- Universität Freiburg
Das Treffen der deutsch-französischen Forschungsgruppe im Februar und der damit verbundene Besuch der historischen Orte in der Region, die während des Ersten Weltkrieges für die deutsch-französischen Beziehungen von Bedeutung waren, haben mich nachhaltig beeindruckt. Zum einen bot das Treffen eine gute Möglichkeit die französischen Studenten kennenzulernen und zum anderen konnte man den Ort Berry-au-Bac und die Cote 108 (Höhe 108) selbst besichtigen. Besonders die Besichtigung der Cote 108 und der Drachenhöhle auf dem Chemin des Dames stellten für mich die Höhepunkte des Treffens dar, da sie die deutsch-französische Dimension unseres Projektes sehr gut verdeutlichen.
Ebenfalls sehr beeindruckend war das Treffen mit der lokalen Bevölkerung. Es zeigte, wie interessiert das Projekt in der lokalen Bevölkerung aufgenommen wurde und wie einige Einwohner Berry-au-Bacs durch ihre Familiengeschichte einen sehr persönlichen Bezug zur Cote 108 haben. Dies ist umso beeindruckender da, zumindest nach meiner persönlichen Erfahrung, in deutschen Familien kaum über die Familiengeschichte im Ersten Weltkrieg gesprochen wird, sondern dort eher der Zweite Weltkrieg thematisiert wird.
Wichtig war das Treffen auch für den wissenschaftlichen Aspekt des Projektes. Der Austausch der in den Archiven gefundenen Dokumente mit den französischen Studenten half dabei, Dokumente, die man in seiner Archivrecherche gefunden hatte, besser einzuordnen. Gleichzeitig konnte so diskutiert und geplant werden mit welchen Themen eine Ausstellung konzipiert werden kann. Für die kommenden Monate wurde auch eine Datenbank für die Archivrecherche erstellt, die es ermöglicht, dass alle Projektteilnehmer ihre gefundenen Dokumente leichter austauschen können.
Das Treffen in Berry-au-Bac bot also die Möglichkeit die historischen Orte einmal selbst kennenzulernen und war andererseits auch sehr wichtig für die weitere wissenschaftliche Vorgehensweise, da die Ausstellung konzipiert werden konnte und eine gemeinsame Plattform zum Austausch der Studentengruppe geschaffen wurde.
 
 
 
 
 
Conclusion : Une première étape tournée vers le 2 août 2014
Ces cinq journées de « Rencontre franco-allemande » ont donc été un moment fondateur pour le projet « La cote 108 à Berry-au-Bac ». Durant ces journées d'échanges, de recherches et d'exploration, le projet aussi bien dans sa dimension humaine que scientifique s'est construit pas à pas. Le prochain rendez-vous de l'équipe de recherche se déroulera à Berry-au-Bac du 14 au 18 mai 2014. Cette seconde rencontre sera plus spécifiquement consacrée à la préparation de l'exposition qui aura lieu dans la salle des fêtes de Berry-au-Bac et dont l'inauguration est prévue pour le 2 août. Cette manifestation sera alors l'occasion d'une troisième rencontre entre les jeunes chercheurs franco-allemand qui devraient ensuite se retrouver de l'autre côté de la frontière franco-allemande, à Fribourg, à l’automne prochain.
 
Site Internet : http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php%3Frubrique258&lang=fr.html
 
 
 
                                    Bernard Amaury (université de Paris Ouest Nanterre)
                                   Julia Knechtle (Albert-Ludwigs- Universität Freiburg)
Gaëlle Lacroix (université de Paris Ouest Nanterre)
                                   Pierre Le Dauphin (université de Paris Ouest Nanterre)
                                   David Pfeffer (Albert-Ludwigs- Universität Freiburg)
Pedro Pereira Barroso (université de Paris I Panthéon – Sorbonne)
Stefan Schubert (Albert-Ludwigs- Universität Freiburg)
 
                                   Fabien Théofilakis (Centre Marc Bloch / HAR / IHTP)
 
 
                                               Berry-au-Bac / Nanterre / Freiburg / Berlin, février-mars 2014
 
 
 

PROGRAMME (19-23 février 2014)
 
Mercredi 19 février 2014
 
Après-midi (16h00-18h00)

  • Arrivée et accueil des participants
  • Présentation des participants ainsi que des porteurs du projet et de l’association « Correspondance.Côte108 »

 
Dîner au Restaurant de la Mairie, Berry-au-Bac (20h00-21h30)
 
 
Jeudi 20 février 2014
A la découverte du site
 
 
Matinée (10h00-12h30)

  • Rencontre avec les acteurs et des relais locaux :

 

  • 10h00 : accueil des participants

 

  • 10h30-11h30 : réunion avec la participation de :

Mme Hallier, maire de Berry-au-Bac
Mme Buffière de l’Office franco-allemand de la Jeunesse, bureau III, responsable du département « Université et multiplicateurs »
Mme Parmentier, directrice du Centre Information Jeunesse
M. Debeaufort, premier adjoint au maire de Berry-au-Bac
Le conseil municipal de Berry-au-Bac
M. Decaudin, maire de Cormicy
Mme Viard Cretat, Caverne du Dragon
M. Viltart, chargé de mission auprès du Conseil Général de l’Aisne
M. Bahin, ancien maire de Berry-au-Bac
M. Marival, ancien chargé de mission auprès du Chemin des Dames
 
Ont également été invités :
MM. les sénateurs de l’Aisne André, Daudigny, Lefèvre
Mme la députée de l’Aisne Bechtel, MM. les députés de l’Aisne Dosiere, Bertrand, Bricourt et Krabal
M. Daudigny, président du conseil général de l’Aisne
M. Reuter, conseiller régional de Picardie
M. Timmerman, conseiller général du canton
M. Becquart, chargé de mission auprès du Conseil Général de l’Aisne
 
NB : Les participants français et allemands seront invités, à l’occasion d’une brève prise de parole, à se présenter et à préciser ce qu’ils attendent du projet.
 

  • 11h30-12h30 : réunion avec Mme Buffière de l’OFAJ avec les étudiants

 
 
Déjeuner à Guignicourt (12h30-13h30)
 
 
Après-midi (14h00-18h00) : Sur les traces de la guerre à Berry-au-Bac

  • 14h00-15h00 : visite du site de la cote 108 avec M. Maréchaux
  • 15h15-16h15 : visite de Berry-au-Bac et du monument aux morts avec M. Debeaufort, premier adjoint au maire de Berry-au-Bac
  • 16h30 : visite du cimetière militaire français avec M. Lepolard, président de l’amicale des Anciens Combattants de Berry-au-Bac

 
 
Soirée (18h00-23h00)

  • Présentation du projet : cadre scientifique, contraintes matérielles et objectifs
  • Mise en perspective historiographique
  • Bilan de la journée

 
 
Dîner chez l’habitant… (20h00-21h30)
 
 

  • L’avant-dernière séance (I) : projection de Les fragments d’Antonin, film de Gabriel Le Bomin, 2005 puis discussion

 
 
 
Vendredi 21 février 2014
 
La Grande Guerre dans les archives locales (09h00-17h00)
 

  • Départ : 08h30 de Berry-au-Bac

 

  • Travail aux archives départementales de l’Aisne (Laon) :
  • Visite des archives départementales par le directeur, M. Sarter
  • Travail à partir des inventaires
  • Consultation des fonds départementaux

 
 
Déjeuner à Laon
(plateaux-repas aux archives départementales, 12h30-13h30)
 
 

  • Travail sur les archives municipales de Berry-au-Bac

 
 
Du document à l’histoire, réflexion critique sur le travail de l’historien (18h00-23h00)
 

  • Bilan des recherches déjà effectuées dans les archives françaises et allemandes :
  • Etat des recherches et première confrontation des sources françaises et allemandes à partir d’une présentation par chaque participation de son travail :

 

  • Amaury Bernard : les archives de l’armée de terre, Service historique de l’armée de Terre (SHAT), Vincennes
  • Julia Knechtle & Stefan Schubert : les fonds du Bundesarchiv-Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau
  • Camille Laurent : les archives de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Nanterre
  • Pedro Pereira Barroso : les fonds du département des archives privées, Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine
  • David Pfeffer : les fonds du deutsches Tagebuch-Archiv, Emmendingen
  • Pierre Le Dauphin : les archives audiovisuelles de l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD), fort d’Ivry, Ivry-sur-Seine

 
 
Dîner au restaurant de la Mairie, Berry-au-Bac (20h00-21h30)

  • Fin de l’état des recherches à partir des présentations
  • Problèmes méthodologiques rencontrés, mise en commun des recherches (constitution d’une base de données franco-allemandes)
  • Réflexion collective sur le thème de la première année : « l’expérience combattante centrée sur les soldats, allemands et français de la cote 108, et leurs relations interpersonnelles avec leurs proches ». Elaboration d’une problématique et d’une grille d’analyse permettant une première utilisation des documents récoltés. A partir de la confrontation entre cadre théorique et sources consultées, ajustement du plan de travail pour les cinq mois suivants

 
 
 
Samedi 22 février 2014
 
Matinée : Réalisations muséales et mémoire de la Grande Guerre (09h00-12h30)
 

  • Départ : 08h30 de Berry-au-Bac

 

  • Visite du Chemin des Dames (09h00-10h30) :
  • Monument d’Hurtebise
  • Plateau des casemates
  • (Abbaye de Vauclair)
  • Plateau de Californie / monument Haïm Kern
  • Ancien village de Craonne / Arboretum
  • Cimetière de Craonnelle
  • Monument des Basques
  • Monument des tirailleurs sénégalais

 

  • Visite guidée du musée du Chemin des Dames, la Caverne du Dragon (10h30-12h00)

 
 
Déjeuner au restaurant de la Mairie, Berry-au-Bac (12h30-14h00)
 
 
Après-midi (14h00-20h30)

  • A la rencontre de Berry-au-Bac (14h00-18h00) :
  • 14h00-14h30 : accueil des participants

 

  • 14h30-16h00 : réunion publique d’information à la mairie pour présenter le projet aux habitants des communes concernées (prise de parole des étudiants ; séance de questions-réponses)

 

  • 16h00-17h30 : possibilité de rencontre avec quelques personnalités locales, « mémoire vivante » de Berry-au-Bac (M. Bahin)

 

  • Séance de travail en vue de la journée du 2 août 2014 (18h00-20h30)
  • Présentation de l’esprit et du déroulement de la journée du 2 août (lectures de textes, table ronde réunissant un historien français et un historien allemand, élaboration de la première partie de l’exposition sur panneaux, conception d’un diaporama)
  • Travail en groupe sur la transmission à un large public des recherches dans la perspective du projet (histoire comparée européenne de la Grande Guerre à partir du cas de Berry-au-Bac), le but étant d’orienter vos recherches jusqu’à la seconde rencontre en mai :
  • Réflexion sur un plan d’exposition sur le thème « l’expérience combattante, du front militaire aux fronts domestique » (nombre et composition des panneaux, type de documents, mise en valeur de la comparaison franco-allemande…)
  • Première liste de textes pour la lecture
  • Conception de la table ronde (problématique retenue, choix des intervenants)
  • Elaboration du site internet

 
 
Dîner au restaurant de la Mairie, Berry-au-Bac (20h00-21h30)
 
 
 (20h30-22h00)
 

  • Suite et fin de la séance de travail

 
 
 
Dimanche 23 février 2014
 
Matinée (09h00-11h00)
 

  • Bilan de la rencontre et perspectives :
  • Rédaction du compte rendu de la rencontre, notamment pour le site internet
  • Validation du cahier des charges pour les cinq mois à venir

 
Déjeuner au restaurant de la Mairie – Berry-au-Bac (13h30-15h00)
 
 
Après-midi (15h00-16h…)

  • Départ des participants